Restauration du Retable
La phase d'étude de la restauration du retable a été conduite par l'Atelier Rachez & Moreau en juin 2025. Elle nous a permis une évaluation des différentes étapes de la restauration et du cout des travaux.
Regardez notre vidéo sur la phase d'études pour la restauration sur notre chaine youtube
Vidéo sur la phase d'étude Association de Sauvegarde du Retable de la Visitation
Eglise de Beleymas
Le mobilier provient d’un monumental retable du XVIIᵉ siècle, attribué au sculpteur Matthieu Le Pilleux et réalisé pour le couvent de la Visitation de Périgueux. D’une ampleur exceptionnelle, cet ensemble constitue un témoignage majeur de la sculpture religieuse périgourdine.
Après la destruction du couvent à la Révolution, le retable arrive dans l'église de Beleymas, puis fragmenté pour être adapté à l’église et une partie est vendue à l'église de Montagnac la Crempse. Aujourd’hui inscrit au titre des Monuments historiques, ses éléments sont répartis entre les chapelles nord et sud et le chœur, mêlant parties d’origine du XVIIᵉ siècle et ajouts du XIXᵉ siècle.
Réalisés en bois sculpté, peint et doré, ces décors présentent une grande richesse artistique, mais leur état de conservation est préoccupant : encrassement, attaques d’insectes, fragilisation des structures, soulèvements de polychromie et fixations dégradées.
L’étude conclut à la nécessité d’une restauration globale afin de stabiliser les œuvres, préserver leur authenticité et améliorer leur lisibilité, tout en garantissant leur conservation à long terme
Eglise de Montagnac la Crempse
Les deux panneaux sculptés de l’église Saint-Martin de Montagnac-la-Crempse proviennent d’un vaste retable baroque du XVIIᵉ siècle, autrefois installé dans le couvent de la Visitation à Périgueux. Dispersé après la Révolution, cet ensemble exceptionnel a été fragmenté entre les églises de Beleymas et de Montagnac la Crempse. Aujourd’hui protégés au titre des Monuments historiques, ces panneaux représentent deux scènes majeures de la tradition chrétienne : la Présentation de Marie au Temple et la Visitation.
Réalisées en bois de noyer, richement sculptées, peintes et dorées, ces œuvres témoignent d’un savoir-faire remarquable. Mais le temps et des conditions de conservation difficiles ont fortement fragilisé les panneaux : attaques d’insectes xylophages, altérations du bois, soulèvements de peinture et obscurcissement des décors.
L’étude menée a mis en évidence l’urgence d’une restauration complète. Celle-ci permettra de stabiliser les œuvres, de retrouver leur lisibilité esthétique et d’assurer leur transmission aux générations futures, dans un accrochage plus respectueux de leur valeur patrimoniale.























